Bienvenue à Central Park !

À pied ou à vélo, lorsque vous vous promenez au milieu des 340 hectares de verdure de Central Park à New York, vous foulez bien plus qu’un lieu désigné monument historique national en 1962 : vous foulez carrément un mythe.

Le fameux « poumon vert » de New York, véritable oasis au cœur de la cité, regorge de tant d’histoires et d’anecdotes qu’il est difficile de toutes les conter ici.

Au quotidien, ce parc, l’un des plus grands au monde, est tout simplement l’un des lieux favoris des New-yorkais pour se promener, pique-niquer, se prélasser au soleil ou bien au contraire, faire du sport. Quelques chiffres suffisent à résumer la démesure de ce lieu entièrement conçu par la main de l’homme au milieu du 19e siècle. Il compte 7 lacs artificiels, 40 fontaines, 9 000 bancs, 25 000 arbres. Mais aussi un zoo, ainsi que le plus grand musée de la ville, le Metropolitan Museum of Art. Sans parler des deux patinoires qui prennent place au milieu du parc en hiver. Glisser sur la glace avec vue sur les buildings : exactement comme King Kong et sa belle dans le fabuleux remake de Peter Jackson en 2005.

Ça tourne à Central Park
S’il a ouvert ses portes en 1857, il faudra attendre l’invention du cinéma par les frères Lumière en 1895, évidemment, puis 1908, pour que le parc devienne le théâtre de centaines de scènes de films. Théâtre étant le mot juste, puisque le premier film à prendre Central Park pour décor, dans l’une de ses scènes, est une adaptation muette du Roméo et Juliette de William Shakespeare. Le parc a depuis fait sa star dans plus de 300 films, Taxi Driver, Quand Harry rencontre Sally, Diamants sur canapé, Spiderman, Avengers ou encore la célèbre série télé Sex and the city, pour ne citer que quelques exemples. Parmi les plus spectaculaires, on retiendra la course en taxi de Bruce Willis, aka John McClane, le héros en marcel des Die Hard, dans le troisième épisode de la franchise. Une scène qui fait quelques dégâts à l’écran. Et qui n’aurait peut-être jamais vu le jour sans l’aide de Simon & Garfunkel…

Il faut sauver le parc
Le 19 septembre 1981, 500 000 personnes foulent ensemble la pelouse du Great Lawn, au cœur du plus célèbre parc du monde. Il pleut des cordes mais rien n’arrêtera le concert exceptionnel que donnent ce soir-là Paul Simon et Art Garfunkel, duo formé à New York et ultra populaire dans les années 60. The Concert in Central Park est depuis devenu l’un des plus grands albums live de l’histoire du rock. Mais on oublie parfois que ce concert avait avant tout pour objectif de rassembler des fonds. À la fin des années 80, la ville manquait en effet de ressources pour restaurer et entretenir le parc, qui se détériorait d’année en année. Tous les bénéfices tirés de ce concert géant gratuit, notamment les droits de retransmission télé et vidéo, ont donc servi à redonner un coup de jeune au parc. Qui reste donc le poumon vert de New York.